Lettres-histoire

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Identité et diversité


Stéphanie Ledoux

Carnet de voyage

 

LES CARNETS DE VOYAGE DE STÉPHANIE LEDOUX

Categories: Carnets & Livres de VoyageEntretien de Vagabondes

 

« Par le dessin, on génère la curiosité, les gens s’approchent et engagent la conversation.(…) J’aime les imperfections du carnet de voyage, c’est ce qui fait sa spontanéité, dans le croquis comme dans l’écrit.

Entre préparation d’expositions de ses carnetsvoyages et autres projets, difficile d’attraper l‘artiste toulousaine  Stéphanie Ledoux pour une interview…  Et tant mieux car, de Toulouse à Londres en passant par Paris, nous allons, en ce début 2011, avoir la chance d’admirer ses oeuvres dans de nombreux lieux !

Interview de Stéphanie Ledoux, artiste vagabonde, carnettiste, globe croqueuse qui expose ses carnets de voyages et toiles à Paris, Londre et Toulouse. Médiathèque de Pau.


Comment et quand as-tu commencé à faire des carnets de voyage ?

J’ai commencé à 13 ans, en 1996, avec un journal de voyage à Tahiti, réalisé lors d’une expédition avec mes parents. Rien de très créatif : le support était un cahier d’écolier à carreaux, écrit bien proprement au stylo plume, avec beaucoup de texte, très peu de dessins et des collages sommaires. C’était plus pour noter compulsivement tous les souvenirs et expériences (comme dans un journal intime) que pour laisser libre cours au graphisme.

Petit à petit mes carnets se sont enrichis de plus en plus de dessins et collages de matière, et c’est devenu un excellent support d’expérimentation, car on peut se laisser aller à toutes les fantaisies !

Le portrait a une grande importance dans tes créations ?

Oui, le portrait est ce qui m’attire le plus, en voyage comme dans mon art de tous les jours. En se posant dans la rue pour dessiner quelqu’un, on crée une petite intimité avec cette personne, et on a le temps de dépasser la première timidité. Un échange se crée, qui vient du fait qu’on s’intéresse de près à la personne, plus que si on prenait furtivement une photo en passant. Par le dessin, on génère la curiosité, les gens s’approchent et engagent la conversation.

Le plus souvent dans ma composition, il y a un ou plusieurs personnages centraux, inclus dans une accumulation de collages en rapport avec la situation, de morceaux de décor, d’infos sur le modèle (nom, âge, métier) ou d’anecdotes ayant pimenté la rencontre. Il m’arrive aussi de faire participer les gens qui veulent écrire leur nom dans leur alphabet, ou une petite dédicace.

Réalises-tu tes carnets de voyage sur place ou ensuite en atelier ?

J’essaie d’en faire le maximum sur place, puisque ma démarche est avant tout de créer des situations de contact avec les habitants. J’aime les imperfections du carnet de voyage, c’est ce qui fait sa spontanéité, dans le croquis comme dans l’écrit. Je dessine donc sur place au maximum, je collecte en permanence des choses à coller, et je rédige la partie « journal » tous les soirs. Parfois, quand je n’ai pas le courage de faire les couleurs sur place, ou que je préfère profiter de la rencontre plutôt que de rester le nez sur ma feuille, je prends des annotations sur les couleurs, et je les termine le soir ou en rentrant à la maison.

As-tu un medium favori ?

Le dessin à la sanguine noire, pour la rapidité et la force qui se dégage de ce trait. J’aime bien la plume et l’encre aussi, pour les mêmes raisons. J’ai souvent la flemme d’entamer d’interminables dessins à l’aquarelle,

je ne suis pas très patiente !

 

 

Quelle est pour toi l’importance de la transmission de ton art ?

J’ai donné très peu de cours de dessin avant l’expo qui se déroule actuellement à Toulouse*. Mais dans le cadre de cette expo, je vais animer quelques ateliers de carnet de voyage. Je pense que ça va être une expérience collective très enrichissante car je vais avoir affaire à des publics très variés : enfants, ados, adultes et même des ateliers pour les mal-voyants ! Si ça me plaît, peut-être que je continuerai à en donner à titre personnel…

Quel est ton dernier voyage ?

Le voyage au Yémen, en juillet 2010 avec 7 autres artistes français, anglais, écossais et espagnols, a été très marquant. Invités par le Ministère du Tourisme yéménite, juste pour dessiner : le rêve ! La découverte d’un pays attachant avec une superbe architecture, et un très bon contact avec les locaux, notamment lorsqu’on dessinait dans les rues.

En septembre, je suis retournée à Madagascar et c’était encore une très belle expérience, avec la descente d’une rivière en pirogue pendant 5 jours, en bivouaquant sur les berges tous les soirs. Le parc national de Tsingys était aussi une merveille.

Et le prochain tu y penses déjà ?

J’ai des envies d’Ethiopied’Erythrée, et d’îles du pacifique : Nouvelle Calédonie, Vanuatu, Marquises… Mais rien de concret encore !

Tu voyages comment : sac à dos/auberge de jeunesse ou malle /boutique-hôtel ?

Plutôt sac-à-dos, guesthouses et gargottes, en tentant le plus souvent d’utiliser les transports locaux. Dès que je le peux, j’adore aller dormir dans des villages d’ethnies ou à la campagne chez l’habitant, pour découvrir le mode de vie rurale local, et faire une cure de dépaysement complet !

Tu voyages seule ou accompagnée ?

J’ai essayé les deux, et je suis beaucoup plus sereine en voyageant à 2 ou 3. Dans bien des pays, il n’est pas très facile de voyager seule en étant une fille. Seule contrainte : avoir des compagnons de voyage qui dessinent aussi, ou alors qui ont la patience d’attendre que j’aie fini mes dessins !

Qu’est ce que tu oublies toujours de mettre dans ta valise ?

J’essaie toujours d’emmener des menus cadeaux pour remercier les gens pour leur hospitalité, ou offrir un souvenirdu moment partagé, mais j’en manque toujours sur la fin du voyage ! Bon à savoir : Dans plein de pays, les gens adorent quand on leur donne une bête photo papier de nous.

Ton pire souvenir de voyage ?

Me retrouver embrigadée dans un tour-operator d’1 journée dans un minibus plein de touristes qui ne sortaient pas du minibus pour prendre leurs photos. Certains pays sont gâchés par le tourisme de masse, et il est difficile de se débrouiller seul, sans passer par ces formules toutes-faites-au-pas-de-course dont j’ai horreur.

Ta meilleure ou plus drôle anecdote de voyage ?

Réaliser après 1 journée entière dans un village du fin fond de la Birmanie, que si les villageois nous dévisageaient bizarrement, c’est qu’ils n’avaient jamais vu de Blancs avant nous ! Passer la soirée avec eux à dessiner, se découvrir en se posant plein de questions, chanter des chansons et essayer des jeux. Merci à notre fantastique guide Momo pour avoir fait l’interprète toute la soirée et permis ce fabuleux échange !

Pour contacter et acheter le travail de Stéphanie, faites le voyage sur son site.

 

 


Comment Stéphanie Ledoux   part-elle à la rencontre de l'autre ? 

Que transmet-elle avec son art ? 


22/09/2013
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Norman Rockwell

Très jeune, Norman Rockwell s’intéresse au  dessin. En 1908 il est élève à la Chase School of Fine and Applied Arts. En 1910, il abandonne ses études et entre à l'Art Students League of New York où il perfectionne sa technique auprès de George Bridgeman et Thomas Fogarty.

En 1916 il réalise la couverture du  magazine The Saturday Evening Post. Son nom reste identifié à ce magazine dont il réalise les plus célèbres illustrations et couvertures jusqu'en 1960.

Dans les années 50, il est considéré comme l’un des  plus populaires artistes américains. 

À la fin des années 1960, il travaille pour la revue Look, et illustre des thèmes plus  politiques. Sa plus célèbre illustration pour Look représente une petite fille noire américaine se rendant à l'école escortée par des agents fédéraux. 

Norman Rockwell ne se définissait pas comme un peintre, mais comme un illustrateur.

Norman  Rockwell est mort en 1978. Il est un de ceux qui ont inspiré l'hyperréalisme.

 

Qui est Norman Rockwell ? Que cherche-t-il à montrer dans sa peinture ? 

 

22/09/2013
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Norman Rockwell : commenter les photos.

images-1.jpegnorman-rockwell.jpg


22/09/2013
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